À la mi-août, le transport aérien s’est retrouvé paralysé lorsque le personnel navigant d’Air Canada, la plus grande compagnie aérienne du pays, s’est mis en grève pour trois jours.
Alors que les opérations étaient interrompues, les passagers avaient peu d’options pour poursuivre leur trajet, plusieurs déboursant eux-mêmes pour réserver de nouveaux vols ou trouver des solutions de rechange. La grève a pris fin le 19 août, et Air Canada a réussi à remettre toute sa flotte en service le 23 août. Pour les agents de bord, la lutte se poursuit, et pour les voyageurs pris dans la tourmente, certains enjeux demeurent à régler.
En particulier, les passagers chercheront à se faire rembourser les frais liés aux changements de plans : hôtels, voitures de location, repas, vols achetés auprès d’autres transporteurs, entre autres. Air Canada affirme qu’elle remboursera les coûts « raisonnables » assumés par les voyageurs, ce qui n’est pas toujours acquis dans ce genre de situation. Et l’attente pour le traitement des plaintes par l’organisme responsable est très longue.
L’assurance voyage peut aider à couvrir la plupart des coûts additionnels en cas de perturbations dues à une grève du personnel. Cependant, il ne suffit pas de souscrire n’importe quelle police. Quelques précautions s’imposent.
Prêter attention à la date d’achat et aux détails de la police
Lors de l’achat, assurez-vous que la couverture inclut les grèves. Le terme peut apparaître sous « grève », « conflit de travail » ou « action syndicale », selon Squaremouth. Si rien de tel ne figure au contrat, il vaut mieux chercher une autre police.
Il faut aussi vérifier si la compagnie aérienne avait déjà averti d’un conflit à venir. « La majorité des assurances couvrent les grèves imprévues entraînant interruption, annulation ou retard prolongé », explique Christina Tunnah, directrice Amériques de World Nomads. Par contre, si la grève était déjà annoncée publiquement, la couverture ne s’applique pas. Il faut aussi vérifier la durée minimale du retard exigée, qui varie habituellement de trois à douze heures.
Conserver tous les documents et communications
En cas de perturbation, gardez toutes les preuves possibles : cartes d’embarquement, reçus de repas ou d’hôtel, courriels ou textos de la compagnie confirmant l’annulation ou le retard. Notez aussi le nom des employés avec qui vous avez parlé.
Chercher d’abord une solution auprès de la compagnie aérienne
Avant de se tourner vers l’assureur, il faut passer par le transporteur. « La première étape consiste à voir avec la compagnie ce qu’elle peut offrir : remboursement, modification, bon », dit Tunnah. Dans le cas de la grève d’Air Canada, la plupart des frais des passagers seront couverts. L’assurance sert ensuite à combler les manques.
Même si le remboursement de la compagnie demeure partiel, on peut réclamer les frais restants (repas, hôtel, transport) auprès de l’assureur. L’assurance voyage couvre aussi d’autres pertes liées au retard : activités ou événements prépayés non remboursables comme des concerts ou matchs. Encore faut-il que ces éléments figurent au contrat.
En règle générale, il vaut mieux acheter son assurance tôt, dès la réservation du voyage. Ainsi, si une grève ou une perturbation de dernière minute survient, la couverture aura plus de chances de s’appliquer et de sécuriser le voyage.
Rédigé par Bert Archer
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