
par Bert Archer
Dernière mise à jour: 9:05 AM ET, Wed August 27, 2025
Un récent article d’Adam D.K. King dans The Maple retrace les coulisses de la grève des agents de bord d’Air Canada, en s’attardant à la perspective des grévistes et de leurs dirigeants syndicaux. On y apprend notamment comment l’intervention d’Ottawa et la riposte syndicale ont façonné le déroulement du conflit.
Selon The Maple, l’utilisation par le gouvernement fédéral de l’article 107 du Code canadien du travail pour tenter de forcer la fin du débrayage met en lumière le rôle croissant de cette disposition dans les relations de travail fédérales.
Le 16 août, quelques heures après le déclenchement de la grève, la ministre de l’Emploi Patty Hajdu a demandé au Conseil canadien des relations industrielles (CCRI) d’ordonner un retour au travail et un arbitrage obligatoire. Air Canada s’est empressée d’annoncer la reprise des vols. Pourtant, le syndicat a choisi de maintenir la grève, soulignant que le président du CCRI ayant signé l’ordonnance avait déjà représenté Air Canada.
Toujours selon The Maple, cette résistance a exposé une faille : l’ordonnance du CCRI n’a pas été déposée en cour fédérale, ce qui la rendait difficile à appliquer. Plusieurs spécialistes cités y voient un malaise de l’organisme face à une utilisation jugée trop politique de ses pouvoirs.
Sous pression, Air Canada est finalement retournée à la table de négociation et une entente de principe a été conclue dans la nuit du 18 au 19 août. Celle-ci prévoit des hausses salariales allant jusqu’à 12 % dès la première année pour les plus jeunes employés, ainsi que l’introduction graduelle du paiement des heures au sol.
Les membres du SCFP doivent se prononcer sur l’accord d’ici le 6 septembre. Pour The Maple, ce vote dira si la contestation de l’article 107 constitue un moment charnière ou si le recours à cette disposition restera un outil courant dans les conflits de travail fédéraux.
Lisez l’article complet, en anglais, ici.
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