
par Jen Mallia
Dernière mise à jour: 9:05 AM ET, Wed September 17, 2025
À la suite de la grève des agents de bord d’Air Canada en août, le gouvernement fédéral a annoncé son intention d’examiner le travail non rémunéré dans l’industrie aérienne. Lundi 15 septembre, Emploi et Développement social Canada a indiqué qu’il tiendrait des tables rondes avec les parties prenantes de l’industrie plus tard ce mois-ci et au début d’octobre, avec une date limite de commentaires fixée au 17 octobre.
La ministre de l’Emploi Patty Hajdu a déclaré qu’elle s’attend à ce que les résultats de cette enquête soient prêts en décembre. Elle a précisé à La Presse canadienne que toutes les informations recueillies seront diffusées dans un rapport rendu public au début de décembre, avant que des mesures appropriées soient envisagées.
Selon CBC News, la ministre a indiqué que ce processus pourrait mener à une nouvelle législation visant à combler certaines lacunes du Code canadien du travail. Elle a souligné qu’Ottawa voulait être très prudent dans ses démarches, afin de respecter le droit des membres et des employeurs de négocier les modalités et conditions de travail comme ils l’entendent.
En août, Hajdu avait ordonné aux grévistes de reprendre le travail en invoquant l’article 107 du Code canadien du travail, demandant au Conseil canadien des relations industrielles d’intervenir, une décision critiquée comme limitant le processus de négociation.
La médiation qui a suivi a permis d’obtenir certaines avancées : les agents de bord recevront la moitié de leur taux horaire pour 60 minutes de travail au sol sur les avions monocouloirs et 70 minutes sur les gros-porteurs. Ce montant passera à 60 % du taux horaire en avril prochain, à 65 % en 2027 et à 70 % en 2028.
Hajdu a rappelé que les Canadiens ne tolèrent pas le travail non rémunéré et qu’il faut aller au fond des choses. La question salariale reste toutefois en suspens : les membres du syndicat ont rejeté l’entente négociée. Vendredi, le SCFP a refusé de retourner en médiation et a demandé que le contrat soit directement soumis à un arbitrage, une démarche à laquelle Air Canada a consenti dans un communiqué.
Un rassemblement contre le travail non rémunéré et les salaires jugés injustes est prévu aujourd’hui sur la colline du Parlement.
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