Flair Airlines doit 67,2 millions de dollars au gouvernement fédéral en impôts impayés, selon des documents judiciaires, ce qui a incité l’Agence du revenu du Canada (ARC) à obtenir une ordonnance de saisie et de vente des biens de la compagnie.
Ce montant concerne les droits d’importation sur les 20 avions de ligne Boeing 737 Max qui composent la flotte de la compagnie aérienne à bas prix.
Dans une déclaration envoyée par courrier électronique, le PDG de Flair, Stephen Jones, a déclaré que la société basée à Edmonton avait signé un accord avec l'Agence du revenu du Canada pour payer son dû et qu'elle était « à jour avec ce plan ».
La situation n'affecterait pas les activités du transporteur à bas prix canadien, toujours selon la compagnie. Toutefois, les plans d'expansion du transporteur sont à l'arrêt.
Pas plus tard que l’automne dernier, le transporteur prévoyait augmenter sa flotte à 26 avions de ligne Boeing 737 Max en 2024, contre 20 actuellement. Ce sera finalement pour 2025, toujours selon le PDG. "Le moment n'étant plus opportun".
Les appareils qui devaient être livrés au printemps ne le seront donc qu’à l’automne, dans le meilleur des cas, « ce qui n’est pas un bon moment pour accroître la capacité », indique le PDG.
Flair Airlines dit être confronté à une concurrence accrue de la part de WestJet depuis le retrait de Swoop, puis de Lynx Air, qui se développe rapidement, pour expliquer ses déboires.
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