
par Bert Archer
Dernière mise à jour: 8:35 AM ET, Fri July 4, 2025
Air France-KLM a engagé les démarches pour devenir actionnaire majoritaire de la compagnie scandinave SAS, avec l’objectif de porter sa participation à 60,5 % d’ici fin 2026. La transaction, encore soumise à des autorisations réglementaires, marquerait un tournant stratégique pour le groupe franco-néerlandais dans le nord de l’Europe.
Depuis 2024, les deux compagnies ont noué une coopération renforcée, incluant un vaste partage de codes, des accords d’interligne et l’adhésion de SAS à l’alliance SkyTeam. Ce rapprochement a permis un redressement opérationnel rapide de la compagnie nordique et a ouvert la voie à une intégration plus poussée.
Le projet prévoit que SAS devienne une filiale à part entière d’Air France-KLM, avec un alignement sur les grandes fonctions du groupe : réseau, fidélisation, gouvernance. L’État danois conserverait ses parts (26,4 %) et ses sièges au conseil d’administration, mais Air France-KLM en détiendrait désormais la majorité.
En 2004, Air France a absorbé KLM via une offre publique d’échange, créant une société mère commune appelée Air France-KLM, cotée à Paris. L’accord prévoyait que chaque compagnie conserve son certificat de transporteur aérien, sa marque, ses opérations commerciales et ses sièges sociaux respectifs, à Roissy et à Schiphol. Ce montage permettait de respecter les exigences européennes en matière de propriété nationale tout en consolidant les activités. Une gouvernance conjointe a été instaurée, avec un conseil d’administration unique, mais des structures sociales et opérationnelles partiellement distinctes. Cette formule souple de fusion a ensuite servi de modèle à d’autres rapprochements dans le secteur aérien européen.
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