
par Bert Archer
Dernière mise à jour: 10:05 AM ET, Mon June 9, 2025
Quand le Concorde a été retiré du service en 2003, après une série de revers économiques et un crash à Roissy, plusieurs pensaient que le vol supersonique commercial appartenait au passé. Blake Scholl, ancien ingénieur chez Amazon devenu fondateur de Boom Supersonic, n’est pas de cet avis. Dans un reportage du Wall Street Journal, Sharon Terlep et Alison Sider citent Scholl : « Le vol supersonique serait évidemment génial, mais comme personne ne le fait, on pense que c’est impossible. C’est faux. »
Son objectif : faire voler l’Overture, un avion de 75 places, d’ici 2029, en misant sur une stratégie différente du Concorde. Là où celui-ci coûtait jusqu’à 13 500 $ pour un aller-retour dans les années 1990, Boom veut offrir l’expérience à environ 2 300 $ l’aller, soit l’équivalent d’un billet en classe affaires entre New York et Londres. Plusieurs compagnies, dont United, American et Japan Airlines, ont signé des ententes préliminaires. Japan Airlines a investi 13,5 millions $ en 2017.

(Photo Credit: Boom Supersonic)
Boom a déjà levé 820 millions $, mais sa valorisation est tombée à environ 685 millions $ en 2024. L’entreprise a réduit ses effectifs de moitié, simplifié ses processus de fabrication et mis au point son propre moteur. Un prototype, le XB-1, a franchi Mach 1 lors d’un vol d’essai en Californie, aux commandes du pilote Tristan Brandenburg, diplômé de la Naval Test Pilot School.
Malgré le scepticisme persistant – notamment de Delta, dont le PDG qualifie l’appareil de « très, très coûteux » –, Scholl avance. Il vise désormais une levée de fonds entre 1,4 et 2,7 milliards $, bien loin des 8 milliards annoncés au départ. Il explique à Terlep et Sider que l’industrie « croit qu’il faut des milliards et des armées d’ingénieurs pour y arriver », mais il entend prouver le contraire en s’inspirant davantage de la Silicon Valley que de l’aviation classique.
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