
par Natasha Lair
Dernière mise à jour: 8:40 AM ET, Tue July 28, 2026
Un puissant séisme a secoué la préfecture de Kumamoto, sur l'île de Kyushu, dans le sud du Japon.
La secousse est survenue vers 16 h 27, heure locale, mardi, et a atteint le degré maximal de sept sur l'échelle d'intensité Shindo du Japon, qui mesure la violence des secousses au sol.
L'agence géologique états-unienne (USGS) a d'abord évalué la magnitude à 7,1, avant de la ramener à 6,8, rapporte AP News.
Selon le diffuseur public japonais NHK, au moins 12 maisons se sont effondrées, emprisonnant certains occupants, tandis que les secours intervenaient dans un centre commercial de Kumamoto. De premiers comptes rendus faisaient état d'une explosion au centre commercial Aeon, sans confirmation immédiate de victimes liées à l'incident.
La première ministre, Sanae Takaichi, a indiqué que les autorités d'urgence continuaient d'évaluer l'ampleur de la catastrophe. Elle a fait état, devant les journalistes, de dommages à des routes, des ponts et des bâtiments, ainsi que de pannes d'électricité et d'incendies. Plusieurs médias rapportent par ailleurs qu'un train a déraillé et s'est couché sur le côté à la gare de Yatsushiro, et que des murs de pierre du château de Kumamoto ont été endommagés.
Des répliques à prévoir, la menace de tsunami écartée
Le séisme a d'abord déclenché des avis de tsunami, mais les autorités japonaises ont ensuite confirmé qu'il n'y avait plus de menace pour les communautés côtières.
L'Agence météorologique du Japon a prévenu que de fortes répliques restaient possibles, le séisme s'étant produit à une profondeur relativement faible, d'environ 10 kilomètres, rapporte la BBC.
Les résidents et les voyageurs sont invités à demeurer vigilants et à suivre les consignes d'évacuation des autorités locales.
Le secrétaire général du cabinet, Minoru Kihara, a précisé que des équipes d'urgence, dont les Forces d'autodéfense du Japon, les pompiers et les garde-côtes, avaient été déployées dans les communautés touchées.
L'avis canadien mis à jour
Le gouvernement du Canada a mis à jour ses conseils aux voyageurs pour le Japon le 28 juillet à 4 h 32 (HE), ajoutant un avertissement de tsunami à la section Catastrophes naturelles et climat à la suite du séisme.
Ottawa recommande à quiconque se trouve dans une zone côtière touchée ou à proximité de s'éloigner du rivage, de suivre les consignes des autorités locales et de surveiller les médias locaux.
L'avis invite aussi les voyageurs à suivre l'information du système américain d'alerte aux tsunamis à mesure que la situation évolue.
Le service ferroviaire a été interrompu dans certaines parties de la région le temps d'inspecter les infrastructures, et l'aéroport d'Aso-Kumamoto a temporairement fermé. Les transporteurs et les autorités aéroportuaires conseillent aux passagers de vérifier l'état de leur vol avant de se rendre à l'aéroport.
Les autorités recommandent aux résidents et aux visiteurs de se tenir loin des bâtiments endommagés, de suivre les consignes d'évacuation le cas échéant et de surveiller les mises à jour officielles.
Une région déjà éprouvée par de grands séismes
Kumamoto n'en est pas à ses premières secousses dévastatrices. En 2016, deux puissants séismes ont frappé la préfecture à quelques jours d'intervalle, faisant 278 morts et des ravages considérables.
Plus tôt cette année, un séisme de magnitude 7,7 au large de Sanriku, dans la préfecture d'Iwate, avait provoqué des vagues de tsunami le long de la côte pacifique nord du pays.
Le Japon se trouve sur la « ceinture de feu » du Pacifique, l'une des zones sismiques les plus actives au monde, et connaît environ 1 500 séismes par année, selon la BBC.
Les autorités poursuivaient les opérations de sauvetage mardi soir, l'évaluation des dommages se poursuivait, et les résidents étaient appelés à se préparer à d'éventuelles répliques.
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