
par Claudette Covey
Dernière mise à jour: 10:05 AM ET, Mon February 2, 2026
La perspective de frappes aériennes contre l’Iran entraînerait, sans surprise, des répercussions en chaîne sur les déplacements au Moyen-Orient, selon Global Guardian, entreprise états-unienne spécialisée en sécurité internationale et en services médicaux.
« Si les États-Unis ou Israël frappent l’Iran, les effets se feraient sentir presque immédiatement : fermetures d’espaces aériens, annulations de vols et détournements de routes par les compagnies aériennes », affirme Zev Faintuch, responsable de la recherche et du renseignement chez Global Guardian.
« En tant que carrefours majeurs de l’aviation mondiale, les Émirats arabes unis et le Qatar seraient parmi les derniers à fermer leur espace aérien. Si cela survenait, ce serait le signe d’un conflit d’une ampleur plus grande que celui de l’été dernier. »
Parmi les destinations du Moyen-Orient vendues par les conseillers, Global Guardian classe l’Égypte comme un pays à risque moyen dans son ensemble. « Ses zones touristiques, en particulier les complexes hôteliers de luxe, se situent plutôt dans la catégorie de risque modéré », précise Faintuch.
La Jordanie figure aussi dans la catégorie de risque modéré. « Contrairement à l’Égypte, la Jordanie pourrait être directement touchée par une escalade impliquant l’Iran », ajoute-t-il.
Israël, pour sa part, est classé comme destination à risque élevé par Global Guardian depuis octobre 2023.
« Depuis que des signes laissent croire que les États-Unis se préparent à des frappes contre l’Iran, nous recommandons de reporter tout déplacement non essentiel en Israël », indique Faintuch. « Certains de nos clients doivent tout de même s’y rendre pour des raisons d’affaires importantes. Nous demeurons prêts à les mettre à l’abri au besoin, comme nous l’avons fait après le 7 octobre et en juin dernier. »
À la suite du conflit de 12 jours entre l’Iran et Israël en juin 2025, l’équipe opérationnelle de Global Guardian a déclenché une réponse régionale pour évacuer des voyageurs.
« Avec les espaces aériens et les frontières fermés en Israël et en Jordanie, notre équipe a utilisé les données clients et la géolocalisation pour repérer les voyageurs à risque, puis établir un contact afin de transmettre de l’information, effectuer des vérifications de sécurité et coordonner les évacuations », explique Faintuch. « Les équipes ont obtenu les autorisations nécessaires, préparé les documents et orienté les opérations vers les bons postes frontaliers. »
Global Guardian a ainsi évacué, en moins de 18 heures, deux voyageurs coincés à l’aéroport Ben Gourion vers Charm el-Cheikh, en Égypte, ainsi que des ressortissants israélo-états-uniens dans la même situation.
L’entreprise a également transféré un médecin d’Israël vers l’Égypte en moins de 24 heures, avec des arrangements frontaliers préalables et un acheminement vers Le Caire. Elle a aussi organisé le transport par autobus d’un groupe de 75 binationaux vers la Jordanie, puis leur vol vers Rome à bord d’un Boeing 737.
Quel conseil Faintuch donne-t-il aux conseillers qui réservent des voyages au Moyen-Orient ?
« Comprenez le profil de risque propre à chaque client selon des facteurs identitaires comme le genre, l’origine ethnique ou la présence en ligne. Suivez l’actualité et consultez les avis officiels aux voyageurs émis par votre pays pour la destination visée. »
Édition : Bert Archer
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