
par Bert Archer
Dernière mise à jour: 7:05 AM ET, Mon February 16, 2026
Vous avez peut-être entendu parler récemment d’une île qui s’appelle Phu Quoc. Le Vietnam mise gros sur cette ancienne île-prison pour en faire sa nouvelle destination balnéaire, en multipliant les entrées sans visa — y compris pour les Canadiens — et, visiblement, en attirant les promoteurs, parce que des hôtels poussent un peu partout.
C’est beau, c’est tropical, et il fait autour de 35 °C en ce moment.
Mais attendez.
Pas tout de suite.
On a l’impression qu’ils ont décidé d’en faire une destination d’abord, puis de voir si la demande suivait, avant de se pencher sur un aéroport capable de gérer plus de 45 personnes à la fois.
La demande a suivi.
Un nouveau terminal est en construction — on l’aperçoit en roulant sur la piste. Impossible d’obtenir une date d’ouverture. Ce ne sera pas cette année, à vue de nez. Commencez à regarder ça pour l’hiver 2027-2028.

Rendu du nouveau terminal, conçu pour évoquer un phénix vu du ciel (Source: Sun Group)
Avec deux vols à l’arrivée, aucun plus gros qu’un Airbus A321, l’attente à l’immigration a dépassé l’heure. Ensuite, comptez encore au moins une demi-heure pour le contrôle des bagages avant d’être autorisé à sortir de l’aéroport ou, dans mon cas, à accéder aux départs pour une correspondance.
Je m’étais donné trois heures et je pensais pouvoir sortir jeter un coup d’œil avant mon vol suivant. Dans un aéroport caribéen moyen, ça aurait pu fonctionner.
Mon vol est arrivé en retard. Il me restait dix minutes avant de manquer ma correspondance quand les écrans — invisibles depuis les files à l’immigration — ont discrètement repoussé l’heure de départ d’une heure.

Rendu du nouveau Park Hyatt Phu Quoc, actuellement en construction (Source: Hyatt)
C’est là que j’ai remarqué, sans aucune indication, une petite table pliante où une femme proposait un passage VIP à l’immigration pour 400 000 dôngs, soit environ 20 $. Elle vous remet un petit papier à présenter au comptoir VIP, lui aussi hors de vue des files régulières, et vous êtes passé en une minute.
En roulant vers le terminal, j’ai vu des vols en provenance de Taïwan, de Russie, du Kazakhstan, plusieurs du Vietnam, et un jet privé utilisé par un promoteur hôtelier.
Si le développement reste raisonnable, Phu Quoc a tout pour devenir un très bel endroit. Et je recommande sans réserve l’île, ainsi que le reste du Vietnam. On y trouve encore bien des choses que la Thaïlande a laissées derrière. Donnez-vous simplement un an ou deux avant de réserver cette nouvelle île tropicale.
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