
par Bert Archer
Dernière mise à jour: 11:20 AM ET, Mon April 7, 2025
C’est un petit événement éditorial : deux jours de suite, le Globe and Mail s’est lancé dans des éditoriaux sur le tourisme. Ou plutôt — sur l’économie mondiale, comme d’habitude, mais cette fois vue par le prisme inattendu des vacances et des crustacés.
D’un côté, on suggère aux Canadiens ce matin de boycotter Las Vegas et la Floride, non par manque d’intérêt pour les palmiers, mais par rejet stratégique des rodomontades de Donald Trump. Voyager au Canada devient un geste quasi patriotique, et chaque dollar dépensé à Niagara plutôt qu’à Orlando devient une sorte de mini-sanction commerciale.
De l’autre, publié hier, on s’insurge contre l’absurdité des nouvelles surtaxes américaines, en particulier celle qui frappe Saint-Pierre-et-Miquelon — ce confetti français au large de Terre-Neuve, soudain propulsé au rang de menace économique. Et là, cerise sur le croissant, la rédaction évoque avec gravité la langue de Molière.
Deux éditoriaux, une même humeur : celle d’un monde où même les vacances doivent négocier avec la politique douanière. On imagine déjà le prochain : « Pourquoi camper à l'Atlantide est un acte de résistance tarifaire. »
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