
par Bert Archer
Dernière mise à jour: 8:05 AM ET, Mon May 12, 2025
Il y a plusieurs méthodes de voyager : on peut le faire en groupe, avec un guide privé, en croisière, comme safari, en randonnée, en canot…
Mais il y en a d’autres, plus idiosyncratiques, qui peuvent mieux convenir aux voyageurs plus expérimentés, ou même plus individuels, voire excentriques.
Dans cette série, on va explorer les méthodes moins connues. Il ne s’agit pas d’hélicoptères ou de jets privés, mais de façons de découvrir et d’expérimenter les pays et les villes pour mieux comprendre, mieux s’engager.
Chacun son mauvais goût, bien sûr — et pour commencer, je vous présente, pour les amateurs du fléau de l’alcool…
La méthode 50 bars
On est pas mal toutes et tous rendus familiers avec la liste des 50 Best Bars. Commanditée par Perrier, il y a maintenant des classements pour les meilleurs bars au monde, mais aussi pour l’Amérique du Nord, l’Europe, l’Asie… bref, un peu partout.
Chez nous, on le voit bien : le Cloakroom (31e en Amérique du Nord, après Bar Pompette à Toronto, 7e; c'est ben croche), ou encore l’Atwater Cocktail Club (36e), sont tous dans des coins intéressants pour les visiteurs. Le Cloakroom est sur De la Montagne, un secteur un peu chic, à deux pas du Four Seasons, de Holt Renfrew, de Christofle… et de la meilleure SAQ en ville. L’Atwater, lui, est collé sur le canal, le marché, les restos de la rue Notre-Dame…
C’est le même principe un peu partout.
On compte 34 villes dans la liste mondiale, 31 dans celle de l’Amérique du Nord, et ainsi de suite — en masse pour explorer les terrains urbains.
À Athènes, par exemple, Line (6e au monde) se trouve dans le quartier de Petralona, bien loin de Plaka, le secteur le plus fréquenté par les touristes. Et si on suit la liste, on tombe aussi sur Baba au Rum, dans Monastiraki. C’est juste à côté de Plaka, un coin populaire lui aussi, mais les petites ruelles où on trouve Baba au Rum — et son voisin Barra Negra — sont un peu planquées.
Et c’est justement Barra Negra qui nous amène à l’étape clé de cette petite méthode de voyage :
Parler avec la personne derrière le bar
Lui demander si elle, il ou iel a des bars préférés. C’est comme ça que j’ai découvert non seulement Barra Negra, mais aussi The Clumsies (tous les deux dans le même coin). Et un quartier qui compte deux, trois — ou même plus — de bons bars à cocktails a souvent aussi de bons cafés, de belles boutiques, des petits coins inattendus
À Tirana, capitale de l’Albanie, la recherche commence souvent par Blloku, un quartier où l’on trouve facilement de bons bars : Nouvelle Vague, un établissement qui a attiré l’attention du palmarès 50 Best. Mais en discutant avec Redi, le barman, on se retrouve plutôt du côté de la rivière, dans un secteur habituellement peu animé, avant de descendre un escalier discret menant au speakeasy Spy. Avec une réservation, il suffit d’entrer son code pour accéder à ce charmant petit bar aux plafonds bas, fréquenté autant par des voyageurs que, du moins lors de ma visite, par des habitués locaux très élégants.

Le speakeasy Spy, au bord de la (petite) rivière à Tirana, en Albanie (Photo Credit: Bert Archer)
Même chose à Bangkok, à New York, partout dans les grandes villes du monde.
Et après un très bon cocktail dans chaque place — ou deux, peut-être — la ville a déjà l’air plus belle… et plus joyeuse.
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