
par Lacey Pfalz
Dernière mise à jour: 11:05 AM ET, Mon March 2, 2026
Partout au Japon, des destinations cherchent à freiner le surtourisme par divers moyens, qu’il s’agisse d’ajouter des droits d’accès à des sites très fréquentés comme le mont Fuji ou même d’annuler un festival des cerisiers en fleurs organisé depuis dix ans afin de protéger les résidents contre l’affluence et certains comportements jugés problématiques.
La ville de Kyoto a maintenant relevé sa taxe pour les visiteurs qui passent la nuit sur place, pouvant atteindre 10 000 yens (environ 90 $) par personne et par nuit. La mesure est déjà entrée en vigueur. Les voyageurs qui prévoient un séjour pendant la saison des cerisiers en fleurs doivent donc s’attendre à des coûts supplémentaires.
Selon Kyodo News, la municipalité met en place un système à cinq paliers, établi en fonction du prix de l’hébergement. Par exemple, les visiteurs séjournant dans des hôtels de luxe à partir de 100 000 yens la nuit (environ 900 $) paieront la taxe maximale de 10 000 yens par nuit.
Le taux le plus bas concerne les séjours à moins de 6 000 yens la nuit. Ces voyageurs à petit budget paieront 200 yens supplémentaires, soit environ 2 $ par nuit.
La ville estime que la hausse permettra plus que doubler les recettes de la taxe d’hébergement cette année, pour atteindre environ 119 millions $. Les revenus additionnels serviront à financer la restauration culturelle et à soutenir l’activité touristique.
De son côté, Himeji, connue pour son site du patrimoine mondial de l’UNESCO, le château de Himeji, augmente le prix d’entrée pour les adultes non résidents, qui passe de 1 000 yens à 2 500 yens. La visite coûtera désormais environ 23 $. Cette hausse vise à soutenir l’entretien et la préservation du site historique.
Les taxes d’hébergement municipales et l’augmentation des frais d’accès aux attractions figurent parmi les outils les plus utilisés par les destinations très fréquentées dans le monde pour préserver leur patrimoine et limiter les effets négatifs du surtourisme.
Le World Travel & Tourism Council s’est toutefois prononcé contre l’augmentation de taxes d’hébergement spécifiques à certaines villes au Royaume-Uni, estimant que des frais variables selon les régions « freineraient la croissance, limiteraient la création d’emplois et risqueraient de rendre le pays beaucoup moins concurrentiel dans l’économie mondiale ».
Sujets de cet article à explorer