
par Patrick Clarke
Dernière mise à jour: 8:05 AM ET, Wed July 30, 2025
Las Vegas connaît une chute marquée de la demande pour les séjours hôteliers cet été.
Est-ce une simple anomalie passagère? Faut-il blâmer la chaleur écrasante de la saison, le climat économique actuel ou les politiques mises en place par l’administration Trump?
Selon les données les plus récentes de STR pour la semaine se terminant le 19 juillet, Las Vegas continue d’accentuer la tendance négative qui frappe l’industrie hôtelière aux États-Unis en 2025.
À l’échelle nationale, comparativement à l’année précédente, le taux d’occupation a reculé de 2,6 % pour s’établir à 71,6 %. Le tarif journalier moyen a légèrement baissé de 0,7 %, atteignant environ 225 $, tandis que le revenu par chambre disponible (RevPAR) a chuté de 3,3 % à environ 161 $.
Parmi les marchés urbains les plus touchés, seule Houston dépasse Las Vegas en baisse d’occupation. La ville du Nevada a vu son taux d’occupation reculer de 11,9 % pour s’établir à 74,3 %, et son RevPAR s’effondrer de 17,1 % à environ 194 $.
Cela dit, les responsables du tourisme local ne tirent pas la sonnette d’alarme, selon Travel Weekly.
Les données du programme américain International Air Travel Statistics confirment une baisse importante de la fréquentation internationale, notamment en provenance du marché canadien, historiquement crucial pour Las Vegas. En avril 2025, le trafic aérien en provenance du Canada vers Las Vegas a chuté : les vols d’Air Canada ont diminué de 13,9 % et ceux de WestJet de 18,4 % par rapport à avril 2024.
Toutefois, les réservations pour la fin de l’année 2025 demeurent solides, et les événements ainsi que les voyages de groupe — un pilier du modèle touristique de la ville — ne montrent aucun signe de ralentissement.
Reste que les indicateurs hôteliers de Las Vegas seront à surveiller de près au cours des prochains mois.
Rédigé par Bert Archer
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