
par Bert Archer
Dernière mise à jour: 11:05 AM ET, Wed April 30, 2025
La convention collective des pilotes d’Air Transat est arrivée à échéance aujourd’hui, après plus de dix ans sans renégociation. Selon leur communiqué d’aujourd’hui, les pilotes, représentés par l’Air Line Pilots Association, Int’l (ALPA), demandent une nouvelle entente qui reflète la réalité économique actuelle du transport aérien et les sacrifices qu’ils disent avoir consentis depuis une décennie.
« Pour une décennie, nos pilotes ont à plusieurs reprises fait d’importants sacrifices — retardant leur avancement professionnel, leur qualité de vie et une rémunération équitable — pour aider à stabiliser et faire croître cette entreprise », a déclaré le capitaine Bradley Small, président du comité exécutif des pilotes d’Air Transat.
Les pilotes affirment avoir soutenu l’entreprise lors de la tentative de fusion avec Air Canada, puis pendant la relance après la pandémie. Depuis, plus de 170 pilotes auraient quitté Air Transat pour de meilleures conditions ailleurs, rendant le recrutement et la rétention difficiles.
Le syndicat affirme que leur contrat accuse un important retard par rapport aux standards de l’industrie au Canada et en Amérique du Nord. « Nous réécrivons la convention collective depuis la base. Nos pilotes ont un besoin urgent d’une rémunération moderne, d’une meilleure qualité de vie et d’une réelle sécurité d’emploi. Nous ne pouvons pas accepter un simple rafistolage », dit le capitaine Small.
Selon le même communiqué, les salaires des pilotes représentent environ 5 % des coûts d’exploitation, un chiffre confirmé par la PDG Annick Guérard lors d’un appel avec les investisseurs.
« Le coût des salaires équitables n’est qu’une fraction du budget de l’entreprise, mais ignorer les besoins des pilotes coûtera bien plus cher », conclut Small. « Pas de pilotes, pas d’expansion. C’est aussi simple que ça. »
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