
par Jen Mallia
Dernière mise à jour: 8:05 AM ET, Fri March 28, 2025
Si vous avez l’impression que les réservations estivales vers les États-Unis sont moins nombreuses cette année, vous n’êtes pas seul. Entre le taux de change, la politique frontalière et d’autres facteurs dissuasifs, plusieurs Canadiens choisissent de rester loin du sud de la frontière. Ce qui étonne, c’est l’ampleur du recul : selon les analystes de l’OAG, il s’agirait carrément d’un « effondrement ».
Entre avril et septembre 2025, les réservations transfrontalières chutent de plus de 70 % chaque mois par rapport à la même période en 2024.
Malgré cette baisse spectaculaire, les transporteurs n’ont réduit que 320 000 sièges sur les vols entre le Canada et les États-Unis de maintenant à octobre, ce qui représente un recul de 1,6 % à 3,5 % selon le mois. La reconfiguration des horaires estivaux demeure difficile, les créneaux dans d’autres destinations étant déjà pris.
WestJet mise davantage sur l’Europe cet été, avec 114 vols transatlantiques ajoutés. Du côté d’Air Canada, l’OAG estime que l’accès limité à de nouveaux créneaux dans les grands aéroports européens limite sa capacité de redéploiement.
Autre facteur : Air Canada compte une proportion importante de passagers en correspondance dans son réseau, bon nombre via des hubs américains et des partenaires Star Alliance. Annuler ces vols devient donc plus complexe.
Le rapport de l’OAG ne précise pas si les Canadiens se tournent massivement vers d’autres destinations internationales, mais certaines données laissent croire que le marché intérieur, lui, connaît un regain.
Traduit par Bert Archer
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