
par Bert Archer
Dernière mise à jour: 7:05 AM ET, Wed October 22, 2025
Seulement 57 % des 269 accidents d’aviation survenus entre 2018 et 2023 ont fait l’objet d’un rapport final complet, selon un document présenté par l’Association du transport aérien international (IATA) à la 42e session triennale de l’Assemblée de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), dont le siège est à Montréal. Le document, daté du 29 juillet 2025, a été examiné lors de l’Assemblée qui s’est tenue du 23 septembre au 3 octobre. L’IATA s’inquiète du risque pour la sécurité mondiale lorsque les leçons tirées des accidents ne sont pas diffusées à temps.
L’organisation, appuyée par le Conseil international des associations de l’industrie aérospatiale (ICCAIA) et la Fédération internationale des pilotes de ligne (IFALPA), exhorte les États à respecter les délais fixés par l’Annexe 13 de l’OACI, qui exige la publication rapide et complète des rapports d’enquête. Elle demande aussi à l’OACI de soutenir les pays manquant de ressources, d’encourager la formation spécialisée et de s’assurer que les organismes d’enquête soient indépendants des autorités de régulation et des ministères des Transports.
Selon l’IATA, l’absence de rapports complets empêche les compagnies aériennes, les constructeurs et les autorités d’identifier rapidement les défaillances systémiques. L’association propose la création d’un registre mondial des recommandations de sécurité et invite les États à publier leurs rapports en anglais pour favoriser la diffusion internationale des enseignements tirés.
Ce constat intervient alors que plusieurs pays peinent encore à mener des enquêtes conformes aux normes de l’OACI, souvent par manque d’expertise ou de financement. L’IATA prévient que ces retards compromettent non seulement la prévention des futurs accidents, mais aussi la confiance du public envers la sécurité aérienne.
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